Aujourd’hui, tout le monde parle de lâcher-prise. C’est un mot qui est devenu à la mode et que l’on emploie à tort et à travers, celui qu’on lance dès qu’un proche vous fait part de son angoisse, de ses craintes, de ses difficultés à faire face à tout ce qui lui arrive dans sa vie. « Mais non ! T’inquiètes pas, ça va aller, ça va s’arranger… Tu vas voir ! »

Quelqu’un souffre de surmenage et même le médecin finit par lui dire de lâcher prise. Un deuil à affronter, une dépression : il suffit de lâcher prise. C’est devenu un terme fourre-tout qui permet d’échapper aux explications et surtout de se débarrasser rapidement de l’emmerdeur, celui qui risque de nous parler de ses problèmes et donc de nous pomper.

Si quelqu’un vous demande de lâcher prise, cela ne doit pas être une excuse pour lui éviter que vous le bombardiez avec vos soucis. Cette personne devrait normalement être en mesure de vous accueillir tel que vous êtes sans juger ce qui vous arrive, ni ce que vous éprouvez et de vous accorder du temps pour vous écouter.

Alors, si vous entendez encore quelqu’un vous demander de lâcher prise, demandez-lui s’il est digne de confiance. Selon ce qu’il vous répondra, vous serez en mesure de poursuivre dans cette voie, ou non…

Mais c’est quoi au juste le lâcher-prise ?

Est-ce que ça peut nous aider à nous sentir véritablement mieux ?

J’aimerais assez vous répondre que oui, mais s’il suffisait de lâcher tous nos problèmes pour qu’ils cessent de nous nuire, la recette ferait fureur. En réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. Le véritable lâcher-prise n’est pas facile à mettre en oeuvre. Cela demande un entraînement au quotidien, cela veut dire arrêter de vouloir tout contrôler. C’est une invitation à s’abandonner à la vie, laisser faire les choses, faire confiance et se faire confiance.

Cela peut tout simplement vouloir dire accepter ses émotions: colère, tristesse, etc. Sans les réprimer et de les vivre complètement pour qu’elles disparaissent. Neale Donald Walsh, dans son oeuvre « Conversations avec Dieu » dit « Ce à quoi tu résistes, persiste » et « Ce que tu regardes disparaît ». Ces deux phrases méritent que l’on s’y attarde longuement pour comprendre ce qu’elles signifient car elles sont très puissantes ! Je vous laisse libre de les interpréter.

Le lâcher-prise veut donc également dire ne pas être dans la réaction, mais dans l’acceptation et il n’est pas si facile d’accepter une situation, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

Lâcher prise, c’est arrêter de se prendre la tête pour tout, c’est arrêter de fonctionner avec son mental, c’est ne pas tenir compte de ce qui se passe à l’extérieur, c’est écouter ce que l’on ressent. Le véritable lâcher-prise ne peut se faire qu’à partir d’un autre état de conscience, différent de celui dans lequel vous êtes habituellement et cela demande de la pratique.

Voyez-vous, le lâcher-prise exige une aptitude humaine très particulière que la maturité, l’expérience, l’introspection peuvent vous apporter. On peut également y accéder par la méditation, la pratique d’un art martial, une activité qui demande de la concentration, de la minutie. A vous de trouver la clé qui vous fera accéder à ce nouvel état de conscience.

Pour que vous puissiez intégrer pleinement ce concept du lâcher-prise, permettez-moi de vous donner une petite image pour avoir une meilleure représentation. Imaginez-vous avec un gros problème qui tient dans votre main. Si vous lâchez prise et qu’il tombe, il va s’éparpiller au sol et engendrer de nombreux autres problèmes plus difficiles à résoudre.

Si au lieu de cela, vous ouvrez votre main, la paume tournée vers le ciel, votre problème tiendra dans votre main ouverte. Vous n’aurez plus besoin de vous contracter pour le maîtriser. En outre, vous laisserez les autres voir ce qui vous arrive et peut-être même les laisser vous aider.

Pensez-y, c’est une image facile à transposer sur le plan de la réalité.

Une réponse à to “Qu’est-ce que le lâcher-prise ?”

  • patricia dit :

    Bonjour!
    J ai bien aimé ta façon de décrire le lâcher prise.
    Mais j ai de la misère a l appliquer avec tout la colère que j ai en
    Dadant de moi.
    Je travail depuis 16 ans a la même place mais depuis quelque mois
    Je me suis fait tassée de mon poste par une personne qui se disait mon amie.
    Je voudrais partir mais il ny a pas beaucoup de travail dans mon
    Domaine pour l instant
    J ai 56 ans et je n ais pas tellement besoin de cette colère que je porte dans mon cœur.
    Mais je ne sais pas comment lâcher prise à chaque fois que je vois
    Cette fille ou que mon contremaitre me donne de l ouvrage qu’elle ne Veut pas faire la larme me monte et je deviens enrager je voudrais
    M évader et dans ma tête je me dis c est pas juste car si elle n’est pas la
    Et bien la je suis bonne il me donne sa job.
    Comment faire pour êtres capable de me rendre a ma retraite sans me rendre malade. Comment changer mes pensée de rage les remplacé
    Par quoi.
    Merci !

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